Aide et contacts
Je ne suis pas encore client

Rappel immédiat et gratuit du lundi au samedi de 8h à 21h

En live du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 9h à 17h

Réponse sous 24h ouvrées


Je suis déjà client

Contactez-nous par email, téléphone, sur les réseaux sociaux ou via notre application mobile


L’énergie biomasse : définition, fonctionnement et chiffres clés

L’énergie biomasse, comment ça fonctionne ?

Au même titre que l’énergie éolienne ou l’énergie hydraulique, l’énergie biomasse s’impose comme une source d’énergie renouvelable incontournable en France. Il s’agit d’ailleurs ni plus ni moins de la forme d’énergie la plus ancienne utilisée par l’homme depuis la découverte du feu à la préhistoire. 

Au fil des siècles, les techniques se sont perfectionnées pour que cette dernière permette de fabriquer non seulement de la chaleur, mais aussi de l’électricité et du carburant, grâce à la combustion de matières diverses, qu’il s’agisse de déchets végétaux agricoles ou de déchets industriels.

L’énergie biomasse, en quelques mots

Aujourd’hui, en droit français, la définition de l’énergie biomasse est la suivante : il s’agit de « la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture, y compris les substances végétales et animales issues de la terre et de la mer, de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que de la fraction biodégradable des déchets industriels et ménagers ». En somme, la biomasse désigne l’ensemble des matières organiques (d’origine végétale comme animale) pouvant se transformer en énergie en cas de combustion, fermentation ou encore synthèse chimique.

À l’heure actuelle, c’est le bois énergie qui constitue de loin la première source d’énergie pour le secteur. Les principales formes de l’énergie biomasse sont le chauffage domestique (alimenté au bois), la combustion de bois et de déchets dans des centrales produisant de l’électricité et/ou de la chaleur, et enfin les biocarburants utilisés pour le transport (éthanol ou biodiesel).

Aussi, depuis quelques années, la biomasse, sous la forme de biomatériaux faits à base de végétaux ou de bois et de ses dérivés, s’impose de plus en plus comme matière première pour fabriquer des plastiques, des solvants pour la peinture ou encore divers matériaux qui s’invitent dans votre foyer. Et cela va jusqu’aux sacs que vous trouvez dans vos supermarchés ! Vous le voyez donc, la biomasse fait partie intégrante de votre quotidien.

Avantages et inconvénients de l’énergie biomasse

Les avantages de l’énergie biomasse sont nombreux. Au niveau global, la biomasse, qui aide à la gestion des déchets solides, peut réduire la dépendance du pays au pétrole ou au gaz en étant transformée en différentes sources d’énergie. Pour les particuliers, le principal atout de cette énergie, c’est indéniablement qu’elle est l’une des plus rentables qui existent, tout en étant disponible partout et renouvelable à l’infini à condition d’être utilisée de façon raisonnable. En Europe, le bois énergie compte en effet parmi les ressources les moins chères et les plus abondantes.

Miser sur l’énergie biomasse, c’est aussi participer à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où le CO2 rejeté dans l’atmosphère par la combustion des bioénergies correspond en théorie à la quantité de CO2 absorbée par les végétaux lors de leur croissance.

En marge de ces points positifs, l’énergie biomasse connaît également quelques inconvénients, dont le principal est le fait que son rendement énergétique est finalement relativement limité. Un recours intensif à ce genre d’énergie entraînerait des impacts négatifs sur l’environnement, tels que des phénomènes de déforestation, d’érosion ou encore de pollution des sols. Plus précisément, c’est notamment la production de biocarburant qui inquiète certains experts, car leur mode de fabrication nécessite une surface de terre cultivable considérable pour un rendement plutôt faible.

L’énergie biomasse produite par les centrales

Trois procédés différents de valorisation de la biomasse

En fonction de son utilisation, le fonctionnement de l’énergie biomasse dépend de trois procédés principaux de valorisation de la biomasse :

  • la voie sèche ;
  • la voie humide ;
  • la production de biocarburants.

La voie sèche regroupe les procédés de combustion, gazéification et pyrolyse. 

Concrètement, dans le premier cas, le plus fréquent, des usines d’incinération des déchets produisent de l’électricité grâce à la vapeur d’eau dégagée par la combustion directe des matières végétales ou animales, qui met alors en mouvement une turbine reliée à un alternateur. La vapeur peut aussi être utilisée pour produire de l’énergie mécanique ou pour circuler directement dans les réseaux de chauffage urbain.

Cette technique peut être adoptée pour des combustibles tels que le bois, les déchets des industries de transformation du bois et les déchets végétaux agricoles (paille, arachide, canne à sucre, etc.).

Dans le cas de la gazéification et de la pyrolyse, plus rares, les combustibles exploités sont les mêmes, mais le processus de fonctionnement est différent. Pour le premier, il s’agit de créer une réaction entre le carbone issu de la biomasse et des gaz réactants, afin d’aboutir à la création d’un gaz combustible qui est ensuite brûlé dans un moteur à combustion pour la production d’énergie mécanique ou d’électricité. Pour le second, le but est de décomposer la matière carbonée sous l’action de la chaleur et de produire un solide (charbon), un liquide (huile pyrolytique) ou un gaz combustible.

De son côté, la voie humide suggère un passage par la méthanisation, à savoir un procédé qui repose sur la dégradation de la matière organique par des bactéries et qui débouche sur un mélange de gaz baptisé « biogaz », composé de biométhane et de dioxyde de carbone.

Le grand avantage de ce procédé, qui s’opère dans un digesteur chauffé et sans oxygène au sein de la centrale biomasse, est qu’il permet de créer un équivalent du gaz naturel fossile, qui peut être transformé en électricité et/ou en chaleur. Les combustibles concernés par une telle transformation sont les déchets ménagers, le fumier, le lisier d’animaux, les papiers et les cartons ou encore les boues des stations d’épuration.

Enfin, de son côté, la production de biocarburant se concentre principalement autour de trois filières dites de première génération : la filière huile qui utilise directement les huiles végétales, brutes ou transformées en diester pour alimenter les moteurs diesels, la filière alcool qui transforme par fermentation les sucres des végétaux en alcool qui peut être ensuite transformé en additif pour carburant, et la filière gaz, qui convertit biogaz et syngaz en hydrocarbures liquides.

Des biocarburants de deuxième et troisième génération commencent également à se développer, en étant créés à partir des résidus non alimentaires des plantes (paille, algues) et d’huile produite par des microalgues.

Quel entretien et quelle durée de vie ?

Dans le cas où vous voudriez vous-même investir dans l’énergie biomasse au sein de votre foyer, sachez que cette méthode de chauffage est possible à l’échelle des particuliers. Il vous faut pour cela vous équiper d’une « chaudière biomasse », qui vous permettra de chauffer l’ensemble de votre habitation au bois et à ses produits dérivés. La combustion de ces matériaux entraînera alors la production de calories diffusées dans le circuit de chauffage et/ou du ballon d’eau chaude, tout en produisant une très faible quantité de cendres et des fumées très propres.

Selon les modèles, la durée de vie de ce genre d’équipement peut aller de 20 à 25 ans environ, voire davantage si vous assurez un bon entretien de l’installation. Au quotidien, il est ainsi recommandé de vider le cendrier à raison d’une fois par semaine en moyenne et de procéder à une révision annuelle de votre chaudière. Attention, cette opération, qui implique un nettoyage, une vérification de tous les raccordements, de l’étanchéité et de la sécurité, est obligatoire depuis la promulgation d’une loi en 2009.

L’énergie biomasse en chiffres, ça donne quoi ?

La puissance de la biomasse

Au niveau mondial, la biomasse couvre près de 10 % des besoins mondiaux en énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), soit 90,2 GW d’énergie. Dans le détail, elle fournit environ 1,5 % de l’électricité mondiale et 4 % des carburants routiers tandis que deux tiers de la consommation mondiale d’énergie issue de la biomasse sont consacrés à la cuisine et au chauffage dans les pays en voie de développement, preuve que cette énergie trouve aisément sa place dans la vie quotidienne des particuliers. 

D’ailleurs, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) rapporte que, d’ici 2020, l’amélioration des appareils de chauffage au bois domestique devrait permettre d’équiper 9 millions de logements en France contre près de 6 millions aujourd’hui avec une consommation de combustible égale (7,4 Mtep). En effet, près de 4 millions d’appareils anciens seront remplacés par des appareils modernes peu consommateurs de bois.

De son côté, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) estime que le nombre de logements chauffés au bois en 2023 pourrait dépasser les 10 millions, grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique des appareils et de l’isolation des logements. Par ailleurs, les biocarburants de première génération (éthanol et biodiesel) devraient représenter jusqu’à 4 Mtep en 2020, soit environ 10 % d’incorporation à cet horizon. Enfin, l’objectif de production d’électricité à partir d’énergie biomasse inscrite dans la PPE est une puissance électrique comprise entre 790 et 1040 MW d’ici 2023. 

Une consommation verte qui peut aller au-delà du chauffage

Si vous souhaitez aujourd’hui miser sur les énergies renouvelables pour satisfaire les besoins en gaz et en électricité de votre foyer, vous pouvez vous engager en adoptant plus qu’une chaudière biomasse, qui vous fera déjà économiser 30 à 60 % par rapport à un chauffage traditionnel. Direct Énergie vous propose par exemple une offre verte garantissant que, pour chaque kWh consommé, une quantité équivalente d’électricité verte est injectée sur le réseau électrique.

Découvrez l’offre verte Direct Énergie

Voir aussi

Notre dossier sur l'énergie éolienne

Lire l'article
Direct Energie - La production d’énergie renouvelable en France

La production d’énergie renouvelable en France

Lire l'article

Notre dossier sur l'énergie solaire

Lire l'article

Rappel gratuit et immédiat

Rappel gratuit et immédiat
Merci de choisir une valeur
Le numéro n'est pas valide

La raison sociale de l'entreprise n'est pas valide

Déja client ?
J'appelle le 0 970 80 69 69 du lundi au samedi de 9h à 19h (prix d'un appel local)

Lancement de l'appel
Nous vous appelons
Vous avez décroché
Le téléphone de votre correspondant sonne
Votre correspondant vient de répondre
Vous êtes en relation
L’appel vient de terminer, merci
Vous n'avez pas décroché
Votre correspondant n'a pas décroché
Votre correspondant est déjà en ligne

Nos services sont actuellement fermés.
Nos conseillers se tiennent à votre disposition du lundi au samedi de 8h à 21h.

Merci de votre compréhension.

Nos services sont actuellement fermés.
Nos conseillers se tiennent à votre disposition du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Nous vous invitons à indiquer vos coordonnées pour être recontacté sous 48h ouvrées :

Votre numéro a été temporairement suspendu suite à un abus